LEPMI - Rubrique Présentation 2022

Marian Chatenet entre à l’Institut Universitaire de France (IUF)

Marian Chatenet, professeur des universités à Grenoble INP, est nommé membre junior de l'Institut universitaire de France à compter du 1er octobre 2013, pour une durée de 5 ans. Chercheur au LEPMI, maître de conférence et enseignant à Grenoble INP - Ense3 et Grenoble INP - Phelma, il est récompensé pour ses travaux sur la durabilité des piles à combustible.


Marian Chatenet est le responsable scientifique des projets "CARBOCELL" et "H2E". Ses travaux sur les piles à combustibles ont été récompensés en 2010 par le prix de l'ISE (Société internationale d'électrochimie). "Financée depuis 2004 et jusqu'en 2015, notre mission consiste à aider Axane, filiale d'Air Liquide, à fiabiliser ses produits et à en améliorer la durée de vie. Fait rarissime, nous bénéficions pour cela d'objets industriels à différents stades de vieillissement, directement fournis par notre partenaire. Nous sommes très peu nombreux à avoir accès à de tels objets à l'état de l'art : la plupart du temps, les chercheurs travaillent sur des objets élaborés et vieillis en laboratoire, pas forcément représentatifs des dégradations obtenues « sur site »." Ces recherches sont menées dans le cadre du projet Horizon Hydrogène Energie (H2E), financé par OSEO, qui fédère autour d'Air Liquide une vingtaine de partenaires du domaine de l'hydrogène-énergie : groupes industriels, PME et laboratoires publics de recherche français. Il constitue une occasion unique de positionner la France et l'Europe au premier plan d'une filière clé pour la mobilité durable.
Dans une optique plus fondamentale, Marian Chatenet et son équipe étudient une réaction électrochimique très complexe : l'oxydation du borohydrure de sodium, laquelle met en jeu de nombreux intermédiaires réactionnels encore mal connus. Cette réaction intervient dans le fonctionnement des piles à combustible alcalines dans lesquelles l'hydrogène serait remplacé par le borohydrure de sodium, plus facile à stocker. « En couplant des méthodes physiques (spectrométrie de masse, spectroscopie infrarouge, spectroscopie Raman...) aux techniques électrochimiques, nous espérons mettre un nom sur ces intermédiaires réactionnels, afin de modéliser la cinétique et le mécanisme de la réaction. »

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