Cette thèse porte sur le développement de cellules solaires en pérovskite électrodéposées (CSPs), une technologie photovoltaïque (PV) en plein essor offrant un rendement élevé à un faible coût de fabrication. Elle aborde plusieurs défis cruciaux, tels que les performances, la stabilité, la toxicité et la recyclabilité, grâce à l’ingénierie des matériaux, à l’utilisation d’additifs fonctionnels, à des compositions sans plomb et à des stratégies de recyclage. L’incorporation d’iodure d'acide 5-aminovalérique dans la production de pérovskites électrodéposées mixtes 3D−2D (MAPbI3)1−x((AVA)2PbI4)x améliore la cristallinité et retarde la dégradation. Le rendement PV est ainsi augmenté de 65 %, par rapport à la MAPbI3 électrodéposée, démontrant ainsi l'importance des additifs fonctionnels et de l'optimisation des procédé pour des CSPs durables. L’ajout de bismuth aux pérovskites électrodéposées mixtes 3D-0D ((MAPbI3)x((MA)3Bi2I9)1-x) améliore leur résistance aux contraintes environnementales, ce qui permet de conserver 70 % du rendement PV après 1 000 heures dans des conditions d’humidité élevée. Cela démontre le rôle essentiel de l’ingénierie de la composition et du contrôle du dépôt. Des pérovskites sans plomb (MA3Bi2I9, BiI3) ont également été synthétisées par électrodéposition, offrant une alternative plus respectueuse de l’environnement tout en conservant d’excellentes propriétés optoélectroniques, ouvrant ainsi la voie à des CSPs durables. Enfin, une stratégie de recyclage régénérant les couches de pérovskite dégradées et reconstruisant les dispositifs fonctionnels a permis de récupérer environ 75 % du rendement PV initial, tout en réduisant l’impact environnemental et les coûts de fabrication. Cette approche établit la preuve de concept d’une utilisation circulaire des matériaux, même pour des applications aussi complexes que les CSPs, ouvrant ainsi la voie à de nouvelles stratégies de déploiement durable et responsable.